dimanche 19 août 2012

Plaidoyer pour une constitution vivante. 

Organisons nous pour donner vie à notre constitution.

Fut elle un jour une énonciation parfaite, les accrocs de l’histoire creusent des failles que l’ingéniosité des hommes exploite afin d’en tirer des privilèges.

Notre bouclier protecteur n’est pas omniscient. Nous nous devons de lui offrir la réflexion qui lui fait défaut.

Laissons les candidats déclamer leurs discours, et accordons leur les mandats qu’ils chérissent. Ces leaders compétents nous mèneront pour notre bien être vers des vallées scintillantes et des trésors technologiques.

Et nous, citoyens, efforçons nous d’être les garants de notre constitution, car ces meneurs ne tarderont pas à l’assiéger, puis la démembrer.

Les révolutions passées nous ont appris à scinder les pouvoirs, pour trouver quelques équilibres. Cela s’est révélé pure illusion, car sous les eaux troubles, les riches et les puissants s’arrogent les places électives.

Le peuple de France s’est pris d’amnésie, a oublié son droit fondamental d’opposition, de veto. La révolution pacifique, le référendum, n’a vocation à être déclenché que par le peuple, or les élus en ont confisqué le détonateur.

Portons le projet d’une assemblée citoyenne, qui soit l’encéphale de notre constitution. Cette assemblée se doit d’être le miroir de chacun d’entre nous. Non pas élue, mais tirée au sort parmi les volontaires. Non pas professionnelle, mais amateur, non renouvelable, et qui prive de tous mandant électif futur. 

Afin de s’immuniser de tous les maux guettant les désignés par vote, cette assemblée est totalement dépourvue de pouvoir. Ses attributs sont les possibilités de déclencher un référendum, de suggérer des corrections de lois au parlement, et de proposer des lois soumisent à référendum.

Elle allie des fonctions de veille, de négociation, et de proposition. Le pouvoir revient au peuple qui est consulté. Les parlementaires sont surveillés, et remis à l’ordre si nécessaire.

Nos institutions se voient ainsi revêtues d’un couvre chef.




La liberté de se sentir concerné par la politique.

Tout citoyen est libre de se déclarer concerné par les choix politiques. Certains, par sentiment d'incompétence ou accaparés par d’autres missions, choisissent de faire confiance à d'autres, et de leur déléguer ce pouvoir de décision. En conséquence, les intéressés acceptent de nouveaux devoirs, et obtiennent de nouveaux droits.

L'assemblée citoyenne est constitué uniquement de volontaires, tirés au sort. Ils bénéficient alors d'un congé légal, deviennent inéligibles et disposent d'indemnités équivalentes à leur revenu précédent.

Des technocrates et formateurs sont dépêchés pour leur apporter soutien et compétence. Ils travaillent par commissions sur des thèmes précis. En assemblée, ils peuvent poser un veto sur une loi parlementaire. Ils s'efforcent de proposer des lois cadre "à trous", dans un souci de liberté d'action du gouvernement.

Les apports technologiques récents ont permis deux avancées : recevoir de l'information grâce à internet, et  recueillir de l'information grâce aux sondages. Les citoyens intéressés bénéficient d'un droit d'information supplémentaire, par internet, censé leur convenir. Ils sont bénévoles et pour ceux qui s'impliquent davantage, s'organisent en groupes de réflexions sur les sujets qu'ils déterminent eux même. Ils ont le devoir de voter.

L'assemblée citoyenne propose relativement souvent des référendum, qui ne sont pas imposés à toute la population. Un échantillon aléatoire de votants est déterminé parmi les intéressés, qui apportent une réponse suffisamment fiable pour répondre à la question donnée. Le vote est anonyme, et les votants sont tenus au secret de leur nomination jusqu'au jour du référendum.

Les intéressés peuvent être à l'origine d'un référendum d'initiative populaire, qui est déclenché à partir d'un seuil de citoyens demandeurs défini, intéressés ou non. 

Les élections concernent tous les majeurs, intéressés ou non. Un élu n'a pas besoin d'avoir été un intéressé. Cependant, après avoir été élu, il ne peut plus être un intéressé.

Le référendum constitutionnel pour être validé doit s'adresser à l'ensemble des citoyens. Le référendum-sondage dont le résultat ne montre pas une réponse nette, doit être validé par référendum portant sur l'ensemble des citoyens.

Un référendum d'initiative populaire peut révoquer l'assemblée citoyenne. 

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